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​​​​​​​ ​​​​Présentation de l'école​

Notr​e histoire​

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"Le père de l’Institut était un rêveur. Que peut-on sans le rêve? Il rêvait tout le temps en tirant sur un éternel cigare. Comme il avait le rêve constructif, il réa​​lisait ses rêves."

(Hubert Colleye, 1958)

François Sepulchre, industriel liégeois ouvert aux idées nouvelles et passionné par les questions d’éducation, fonde l’Institut Saint-Jacques en 1908. Il est guidé par une idée d’avant-garde : créer une école où l’on prétend faire faire à des jeunes filles les mêmes études classiques qu’aux jeunes gens et ainsi leur faciliter l’accès à l’Université ; c’est aussi un projet audacieux : fonder un institut chrétien, mais laïc et indépendant. C’est dans sa propre maison, place Saint-Jacques, que cet institut d’avant-garde voit le jour et reçoit son nom.

Avec la première directrice, Elisa Bertholomé, qui avait été l’institutrice de ses enfants, il met en œuvre un programme tout à fait novateur : « former des esprits droits et de jugement solide, mais aussi des filles directes et simples, ayant le mépris des mondanités et des bassesses de la vie, viriles, audacieuses, ne craignant pas les responsabilités, ayant le sens des réalités de leur temps. »

La moindre des originalités n’était pas la place accordée à l’éducation physique : ½ heure de gymnastique chaque jour, natation, jeux auxquels élèves et professeurs étaient tenus de participer. Pas question non plus de rechigner aux travaux ménagers : il fallait savoir manier brosse et seau lors des tâches manuelles dévolues à chacune. On se vantait aussi de laisser aux élèves le plus de liberté possible. L’établissement baignait donc dans une atmosphère très particulière…

ImageCentenaire5.pngBientôt, les succès des élèves de Saint-Jacques au Jury Central et à l’Université viennent confirmer le bien-fondé de cette éducation anticonformiste. En 1918, Saint-Jacques est la première école de filles à voir ses diplômes homologués. Le nombre des élèves augmente régulièrement : elles étaient 5 en 1908, 31 dès l’année suivante, 74 à la veille de la guerre, 132 en 1927.

La mort de Monsieur Sepulchre en 1929 prive l’Institut de son soutien moral et matériel. Mais Mademoiselle Bertholomé continuera son œuvre. Installé désormais rue des Prémontrés, « Saint-Jacques » était une école de travail, de simplicité, de bonne humeur, d’énergie. « Manquait-il un professeur ? Un autre malgré son horaire plein se chargeait de ses cours. Y avait-il pénurie de charbon ? Les élèves emmitouflées dans leurs manteaux et leurs écharpes assistaient stoïquement aux leçons que seule l’éloquence du maître réchauffait !

Pourtant, l’Institut traversa à la fin de la guerre une crise financière qui mit son existence en péril. Un SOS fut lancé par les Anciennes : dons, encouragements, initiatives hardies et généreuses permirent de surmonter les difficultés et de repartir avec un enthousiasme neuf.

Mademoiselle Marthe Defrenne, professeur depuis 1941, prit les rênes en 1946. Elle donnera à Saint-Jacques ses lettres de noblesse. Fidèle à l’idéal des fondateurs, dotée d’une énergie peu commune, sereine et confiante en la Providence, elle va bâtir, moderniser, perfectionner sans relâche. Saint Jacques s’installe au 35 rue Darchis. L’Institut devient « Lycée » en 1958. Cette année-là, on construit le gymnase et on achète le bâtiment voisin, le 37, qui sera transformé en 1964. Les numéros 39 et 41 sont achetés en 1966.ImageCentenaire6.png

En 1971, après 25 ans de direction, Mademoiselle Defrenne cède le flambeau à Mademoiselle Marie-Claire Laloux. Son esprit novateur, son ouverture au monde extérieur vont introduire le Lycée dans la modernité, tout en maintenant vivaces l’exigence et le travail intellectuel rigoureux. Avec audace, mais après une préparation minutieuse, Saint-Jacques se lance dans l’enseignement rénové et saisit l’occasion de créer une section toute nouvelle et peu traditionnelle pour une école de filles, les sciences industrielles.

Consciente du caractère formatif du para-scolaire, Mademoiselle Laloux ouvre les portes du Lycée : les activités "extra muros" se multiplient, sans que l’on perde de vue néanmoins les rudes obligations plus proprement scolaires.

En 1985, Mademoiselle Laloux se retire. Madame Elisabeth Malvaux lui succède. Sous sa direction, Saint-Jacques prendra le grand tournant de la mixité. Le pas est franchi en 1992 : les premiers garçons arrivés ne sont certes guère nombreux, mais petit à petit leur nombre augmente. Au fil des années, Saint-Jacques s’est étendu jusqu’au numéro 43 de la rue Darchis. Il est vrai que le nombre d’élèves est passé de 272 à 460 entre 1956 et 1983 pour atteindre le chiffre de 538 en 1989. A l’heure actuelle, on compte un peu moins de 550 élèves dont la moitié de garçons. Avec méthode et efficacité, Madame Malvaux gardera le cap à travers les remous qu’a alors connus l’enseignement, secondée depuis 2002 par Madame Françoise Neuray qui reprend le flambeau en cette année du 100e anniversaire.

Saint-Jacques aborde donc l’année de son centième anniversaire avec une équipe de direction renouvelée : Françoise Neuray et Jocelyne Massart veulent insuffler à Saint-Jacques un nouvel élan. Ce 21 novembre dernier, une fête d’anniversaire a débuté à l’église Saint-Jacques par une messe solennelle et s’est poursuivie au Trocadéro par une séance académique où se sont produits anciens élèves, élèves actuels et professeurs de talent. Belle occasion d’illustrer la nouvelle devise « échanger, vivre, avancer », trois mots qui expriment le nouveau dynamisme du Lycée Saint-Jacques.

Martine SIMAR, ancien professeur



Le mot du Président

Du s​​ouffle des ​​origines …

Saint-Jacques a été fondé en 1908 par des laïcs chrétiens. Pressentant l’évolution des rôles sociaux, l’industriel liégeois François SEPULCHRE ouvrait ainsi le premier établissement d’humanités pour jeunes filles. Il voulait leur offrir les moyens de se préparer aux examens du jury central et ainsi leur donner le droit d’entrer à l’Université.

Ce défi s’inscrivait dans un projet d’éducation et d’émancipation de toute la personne…

... à aujourd’hui !​​​​

Fidèle à ce projet, Saint-Jacques accueille garçons et filles pour construire des personnalités libres et responsables.

Saint-Jacques veut les munir de compétences qui leur permettront d’être acteurs de leur vie et qui en feront des citoyens capables de prendre leurs responsabilités dans la vie de leur région, de leur pays, de l’Europe et du monde et des défenseurs d’une société démocratique soucieuse des droits de tout homme.

Saint-Jacques veut éduquer au respect de soi et des autres, au sens du dialogue et à la solidarité.

Saint-Jacques croit qu’en s’ouvrant à Dieu et au Christ, on devient plus humain.

Gaston LEJEUNE

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